Chlamydia trachomatis et toxine

Un facteur de virulence majeur identifié chez Chlamydia trachomatis

Des scientifiques américains rapportent avoir mis en évidence une toxine chez C. trachomatis qui aide à expliquer pourquoi certaines souches conduisent à des infections chroniques. La présence de cette toxine était suspectée depuis longtemps et sa découverte pourrait conduire à de nouveaux outils diagnostiques et thérapeutiques.

C. trachomatis est une bactérie intracellulaire obligatoire. Elle est responsable d’infections génito-urinaires, du trachome et de la conjonctivite à inclusions. Cette bactérie est la maladie sexuellement transmissible la plus courante dans de nombreux pays.

La découverte d’une toxine déterminante pour le potentiel infectieux de la bactérie revient à des chercheurs de l’Institut américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID). Les Drs Caldwell et Belland publient leurs résultats dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (édition avancée du 13 novembre).Les infections à C. trachomatis entraînent une inflammation chronique sur le site de l’infection, mais seules quelques souches produisent cet effet. Cette observation a conduit les chercheurs à proposer l’existence d’une toxine pro-inflammatoire depuis la fin des années 40. Cette toxine paraît aujourd’hui identifiée grâce à ces nouveaux travaux.

L’équipe de Caldwell et Belland a utilisé les données du séquençage du génome de C. trachomatis : ils ont comparé le génome d’une souche qui se maintient sur les muqueuses et d’une autre au caractère plus invasif et capable d’atteindre les ganglions lymphatiques.

Cette démarche a permis d’identifier un gène comparable à celui de la toxine B de Clostridium difficile. Cette toxine permet à C. difficile de franchir les muqueuses.

Les diverses approches employées par les chercheurs semblent confirmer chez C. trachomatis le rôle de cette toxine apparentée à la toxine B de C. difficile, expliquent les chercheurs.

Le Dr Belland a souligné l’importance du séquençage génomique des pathogènes pour accélérer la recherche : « Trouver la toxine aurait été presque impossible sans les informations issues du génome ».

D’autres travaux en cours cherchent à expliquer le mécanisme de cette toxine qui représente une nouvelle cible thérapeutique contre C. trachomatis.

Source : Proc Natl Acad Sci USA november 13, early edition. NIAID.

Un facteur de virulence majeur identifié chez Chlamydia trachomatis

| 13 nov. 2001 | par Caducee.net | | Partager

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Des scientifiques américains rapportent avoir mis en évidence une toxine chez C. trachomatis qui aide à expliquer pourquoi certaines souches conduisent à des infections chroniques. La présence de cette toxine était suspectée depuis longtemps et sa découverte pourrait conduire à de nouveaux outils diagnostiques et thérapeutiques.

C. trachomatis est une bactérie intracellulaire obligatoire. Elle est responsable d’infections génito-urinaires, du trachome et de la conjonctivite à inclusions. Cette bactérie est la maladie sexuellement transmissible la plus courante dans de nombreux pays.

La découverte d’une toxine déterminante pour le potentiel infectieux de la bactérie revient à des chercheurs de l’Institut américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID). Les Drs Caldwell et Belland publient leurs résultats dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (édition avancée du 13 novembre).Les infections à C. trachomatis entraînent une inflammation chronique sur le site de l’infection, mais seules quelques souches produisent cet effet. Cette observation a conduit les chercheurs à proposer l’existence d’une toxine pro-inflammatoire depuis la fin des années 40. Cette toxine paraît aujourd’hui identifiée grâce à ces nouveaux travaux.

L’équipe de Caldwell et Belland a utilisé les données du séquençage du génome de C. trachomatis : ils ont comparé le génome d’une souche qui se maintient sur les muqueuses et d’une autre au caractère plus invasif et capable d’atteindre les ganglions lymphatiques.

Cette démarche a permis d’identifier un gène comparable à celui de la toxine B de Clostridium difficile. Cette toxine permet à C. difficile de franchir les muqueuses.

Les diverses approches employées par les chercheurs semblent confirmer chez C. trachomatis le rôle de cette toxine apparentée à la toxine B de C. difficile, expliquent les chercheurs.

Le Dr Belland a souligné l’importance du séquençage génomique des pathogènes pour accélérer la recherche : « Trouver la toxine aurait été presque impossible sans les informations issues du génome ».

D’autres travaux en cours cherchent à expliquer le mécanisme de cette toxine qui représente une nouvelle cible thérapeutique contre C. trachomatis.

Source : Proc Natl Acad Sci USA november 13, early edition. NIAID.

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https://www.caducee.net/actualite-medicale/2798/un-facteur-de-virulence-majeur-identifie-chez-i-chlamydia-trachomatis-i.html
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